Appareils audio sans risque: Volume et perte auditive

hearing-loss-blogMatt Brady souffre toujours d’une perte auditive. Il a subi des lésions auditives irréversibles en 2009, en écoutant de la musique chez lui en s’exerçant sur le tapis de sport, à un volume tel que ses parents pouvaient l’entendre à l’étage au-dessous. Peu de temps après, Matt a commencé à souffrir de maux de tête suivis d’une perte de l’audition. Aujourd’hui, son ouïe est revenue, mais il a toujours du mal à suivre les conversations lorsque le fond sonore est bruyant, par exemple au restaurant ou lors de discussions en groupe.

Aujourd’hui, plus de 43 millions de personnes âgées de 12 à 35 ans souffrent d’une déficience auditive incapacitante, et 1,1 milliard de jeunes dans le monde courent ce même risque en raison de pratiques d’écoute dangereuses.

Au début de cette année, M. Brady a prononcé un discours devant la Consultation commune OMS/UIT pour des appareils audio sans danger. L’UIT a demandé à Matt de parler de son expérience et a voulu savoir quels conseils il donnerait à celles et ceux qui écoutent régulièrement de la musique très fort.

Quel effet cela vous a-t-il fait de prendre la parole et de raconter votre expérience dans le cadre de la Consultation commune OMS/UIT pour des appareils audio sans danger?

C’était une expérience très forte. Je suis convaincu que l’éducation et la sensibilisation sont le meilleur moyen d’informer les jeunes des graves séquelles potentielles de l’écoute prolongée de musique et de l’utilisation de dispositifs audio à des volumes élevés. Il était très important pour moi de faire connaître mon expérience aux personnes qui prendront l’initiative des changements à venir, de sorte qu’elles sachent que ce problème, bien réel, concerne un grand nombre de gens.

Que vous est-il arrivé exactement?

J’ai sincèrement beaucoup de mal à expliquer ce qui m’est arrivé, car je ne le sais toujours pas avec certitude. Ce jour-là, quand j’ai désactivé mon lecteur audio, j’avais mal et je n’entendais plus rien. Cette sensation a persisté pendant la plus grande partie de la journée. Puis, tout au long de l’été, j’ai constaté que j’avais toujours mal aux oreilles et à la tête et que je commençais à avoir des difficultés d’audition lorsqu’il y avait du bruit autour de moi, ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant.

Les médecins ont-ils facilement fait le lien entre vos lésions auditives et le fait d’écouter de la musique trop fort?

Absolument pas! Près d’une année s’est écoulée entre le moment où j’ai pris conscience du problème et celui où un médecin a pu établir avec certitude un lien de cause à effet. De nombreux médecins – mon pédiatre, mon neurologue, des ORL – n’arrivaient pas à comprendre pourquoi j’avais subi une perte auditive, en partie parce que chaque test que je passais donnait des résultats normaux. Il a fallu que je tombe sur quelqu’un qui comprenait parfaitement les relations entre le bruit et la perte auditive liée au bruit pour que l’on me dise que ces lésions étaient causées par mon lecteur de musique.

Quel est le conseil que vous pouvez donner à tous ceux qui écoutent de la musique trop fort?

Je les supplierais de ne pas trop  monter le son: environ 50% du volume maximal est un niveau d’écoute sans danger, et on peut encore profiter de la musique. Je leur dirais aussi d’avoir des habitudes d’écoute sensées: par exemple, si on sait que la durée d’écoute va être longue, on ne doit pas régler le volume au maximum. Je ne voudrais pas que ma génération devienne dure d’oreille en vieillissant. C’est pourquoi je pense que la sensibilisation est la meilleure façon de faire comprendre aux gens qu’il y a un problème, qu’on peut y remédier aisément et prendre les mesures nécessaires pour protéger son ouïe à long terme.

Ce blog est adapté d’un entretien avec M. Brady sur les appareils audio sans danger. L’entretien est reproduit en totalité ci-dessous (en anglais seulement).

Note de l’UIT

L’UIT participe à un grand nombre d’activités visant à promouvoir l’accessibilité des TIC pour les personnes handicapées.

Dans sa Question 20-1/1, la Commission d’études 1 de l’UIT-D étudie “l’accès des personnes handicapées aux services de télécommunication et aux technologies de l’information et de la communication (TIC)”. Cliquer ici pour en savoir plus.

Dans le cadre de l’étude de la Question 26 consacrée à “l’accessibilité des services et des systèmes multimédias”, la Commission d’études 16 de l’UIT-T poursuit les travaux internationaux de l’UIT-T sur la normalisation de l’accessibilité, travaux qui ont débuté dès les années 1990 avec la parution de la Recommandation V.18 (Recommandation UIT-T relative à un textophone multifonctions). Cliquer ici pour en savoir plus.

Au titre de sa Question 4, la Commission d’études 2 de l’UIT-T étudie les “Aspects liés aux facteurs humains à prendre en considération pour améliorer la qualité de vie grâce aux télécommunications internationales”. L’objet de ces études est de satisfaire les besoins de télécommunication/TIC de tous les membres de la société, y compris les personnes âgées et les personnes handicapées, afin de rendre les services et produits de télécommunication/TIC accessibles à tous et utilisables par tous. Cliquer ici pour en savoir plus.

L’UIT a récemment approuvé une norme applicable à la technologie de radiodiffusion sonore évoluée. La Recommandation UIT-R BS.20188-0 vise à fournir des services de radiodiffusion sonore de qualité évoluée qui feront vivre à l’auditeur une expérience plus proche de la réalité. Cliquer ici pour en savoir plus.

Considérations générales: L’Assemblée des radiocommunications de l’UIT (AR-15), qui s’est réunie avant l’actuelle Conférence mondiale des radiocommunications (CMR-15), a pris note des travaux en cours au sein du Secteur des radiocommunications de l’UIT (UIT‑R) pour satisfaire et protéger les besoins des personnes handicapées et des personnes ayant des besoins particuliers. Elle a demandé à l’UIT-R de poursuivre ses études et travaux de recherche liés à l’accessibilité en ce qui concerne l’élaboration de dispositifs et d’applications, tout en s’attachant à promouvoir la compatibilité des nouvelles technologies. L’UIT-R mènera ces études avec la collaboration du Secteur de la normalisation des télécommunications et du Secteur du développement des télécommunications et d’entente avec les personnes handicapées et les personnes ayant des besoins particuliers.

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