Des communications fiables en cas d’urgence ou de catastrophe

radioLa radio offre une solution ubiquitaire en cas de catastrophe, permettant de communiquer des informations vitales aux victimes et d’appuyer les services d’urgence.

A l’occasion de l’édition 2016 de la Journée mondiale de la radio, David Wood, consultant pour le Département Technologie et innovation de l’UER, explique pourquoi la radio est vitale en cas d’urgence ou de catastrophe.

Le 29 août 2005, l’ouragan Katrina frappait la Nouvelle-Orléans, détruisant presque tout sur son passage – centrales électriques endommagées, services Internet indisponibles et pylônes de téléphonie mobile détruits. Un service avait toutefois résisté et permettait d’informer la population de ce qui se passait: la radiodiffusion sonore.

Les communications revêtent une importance essentielle en cas d’urgence ou de catastrophe, car elles aident les victimes à trouver un toit, à obtenir une assistance médicale et à retrouver leurs proches. Pourtant, ce sont souvent les lignes de communication qui sont le plus sévèrement touchées lorsqu’une catastrophe naturelle se produit.

Au lendemain d’une catastrophe, les autorités doivent utiliser tous les moyens à leur disposition – télévision, courrier électronique, réseaux sociaux, radioamateurs, satellites – pour tenir la population informée de la situation et de la marche à suivre. Chaque service a son rôle à jouer, mais c’est souvent la radiodiffusion sonore qui représente le moyen le plus sûr de faire parvenir les messages à bon port et est de ce fait utilisée pour tenir les victimes d’une catastrophe informées de la situation et de son évolution, et pour coordonner les opérations de secours lorsqu’elles sont nécessaires.

En cas d’urgence ou de catastrophe, les services d’urgence ont cruellement besoin des réseaux de téléphonie mobile et d’un accès Internet et doivent bénéficier d’un accès prioritaire pour coordonner les opérations de secours. Or, les réseaux de communication sont souvent saturés, surchargés et encombrés, ce qui signifie que le public risque de ne pas pouvoir les utiliser.

Par ailleurs, les circuits d’alimentation électrique sont souvent détruits lors des catastrophes, ce qui signifie que les foyers se retrouvent privés d’électricité. Sans télévision et sans récepteur de services par satellite, la population n’est pas en mesure d’avoir accès à l’information et aux bulletins d’alerte.

La radio, en revanche, est disponible partout: dans les maisons ou dans les voitures. Elle est facile à utiliser, peu coûteuse et fiable, avec des programmes pouvant être diffusés et reçus même en cas de panne d’électricité locale, souvent grâce à des équipements fonctionnant sur piles. En outre, les stations de radio disposent de leurs propres antennes de grande taille, qui sont indépendantes des autres pylônes de communication. La radio n’a jamais de problème de saturation, quel que soit le nombre d’auditeurs qui allument leur poste. Elle permet de toucher le plus grand nombre de personnes instantanément.

La radio peut donc fournir un appui précieux à d’autres services plus sophistiqués – même si ces services sont également disponibles – et devrait être la pierre angulaire des services d’urgence en cas de catastrophe.

Par conséquent, lorsque nous parlons de la radio en cas d’urgence ou de catastrophe, un mot vient à l’esprit pour décrire son rôle: “indispensable”.

Cet article a été rédigé à partir d’un podcast de David Wood sur le rôle de la radio en situation d’urgence ou de catastrophe. Pour écouter le podcast, cliquez ici.

Note de l’UIT: Le Rapport UIT-R “Moyens de radiodiffusion pour l’alerte du public, l’atténuation des effets des catastrophes et les secours en cas de catastrophe” est disponible ici.

David Wood

 

David WoodDavid Wood est consultant pour le Département Technologie et innovation de l’UER, au siège de l’organisation à Genève (Suisse). Ancien Président du Comité technique des Unions de radiodiffusion dans le monde, il a représenté les Unions de radiodiffusion dans le monde et l’UER à des forums internationaux et assure actuellement les fonctions de président du Groupe de travail 6C de l’UIT-R et de plusieurs groupes relevant du Projet DVB.

 

 

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